La deuxième session de la série de colloques Virtual Routes Hiver/Printemps accueille Louise Marie Hurel du Royal United Services Institute (RUSI) et Jason Healey de la School for International and Public Affairs de l'Université de Columbia en tant que discutant.
Les récentes opérations menées au Venezuela et en Iran illustrent la volonté croissante des États-Unis de signaler l'utilisation de cybercapacités dans le cadre d'opérations militaires. Le 3 janvier 2026, les forces américaines ont mené l'opération Absolute Resolve, une opération multidomaine visant à capturer le président vénézuélien Nicolás Maduro. De hauts responsables ont évoqué la “superposition de différents effets” du commandement cybernétique pour “créer une voie” pour l'opération, tandis que le président Trump a fait allusion à la panne de Caracas comme étant le produit d'une “certaine expertise”. Ces déclarations étaient exceptionnellement révélatrices, mais fondamentalement ambiguës. Cette présentation examine ce qui peut - et ne peut pas - être évalué quant au rôle des cybercapacités dans l'opération Absolute Resolve. Plutôt que de l'aborder principalement sous l'angle de la livraison centrée sur les États-Unis, il situe l'opération dans le contexte préexistant du Venezuela. Plutôt que de traiter la panne de Caracas comme un simple cas d'effets cybernétiques offensifs, il explore les défis posés par les opérations multi-domaines où les outils cybernétiques, de guerre électronique et cinétiques sont délibérément superposés. Il réfléchit à ce que cette ambiguïté signifie pour l'attribution, la signalisation de la dissuasion et la manière dont les adversaires et les alliés tireront des leçons d'un cas où l'opacité, plutôt que la clarté, est peut-être le but recherché.
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